Expériences de récupération suite …

Focus sur l ‘expérience de la relaxation

Face aux coûts psychologiques et physiologiques importants pouvant à terme installer un syndrome d ‘épuisement émotionnel , quelles sont les stratégies de récupération possibles ?

Contexte

Au delà de cet aspect professionnel, je me dois de rajouter une parenthèse qui ne concerne que moi , et ma vision de ce qui nous est   « proposé » actuellement ….

La situation actuelle intensifie une sensation anxiogène, contre laquelle chacun d ‘entre nous  se débat ou compose avec les outils qu’il a. Le tout étant d’adopter des stratégies justes et bonnes pour soi.

Certains ont donc décidé de se couper d’une actualité redondante et alarmante, d’autres sont au contraire totalement happés par cette frénésie médiatique, devenant  surement  le centre de leur pensées.

Dans les deux cas, il y a un prix  émotionnel à payer …. Une  colère, un sentiment d’incompréhension,  pour ceux qui décryptent l’actualité différemment de ce qui est « proposé » , et un sentiment d’anxiété constante , de peur diffuse face à un danger , et de terreur dans certains cas   pour  l’autre partie de la population .  Face à ces énergies antynomiques, au comportement collectif ne permettant pas l’expression d’une forme d’opposition ; beaucoup de conflits  se font sentir  dans les sphères amicales , professionnelles désagrégeant chaque jour un peu plus les fondations des liens sociaux ….. et la liberté de penser le monde .

Jamais encore depuis que je suis née, il ne m’a semblé qu’exprimer son opinion sur notre territoire, pouvait entacher  et discréditer à ce point, la réputation et  le savoir de scientifiques , d’anthropologues , de journalistes , d ‘êtres humains  reconnus par leurs pairs en ,dirons nous, des temps plus normaux.

Il semble  important voir vital pour chacun d’entre nous  de se recentrer. Bien entendu tout le monde n’a pas les mêmes opinions, croyances et attitudes face au monde … l’important est d’être en accord avec ses valeurs , son soi le plus profond …tellement profond d ‘ailleurs qu’il n ‘est pas toujours simple à débusquer…

Aujourd’hui donc , focus sur le concept de  la Relaxation , qui peut justement s’avérer être un outil formidable pour  aider à se couper du tumulte extérieur  et trouver des espaces en soi pour se retrouver   et s’apaiser…

Que dit la littérature sur le sujet ?

La littérature scientifique propose quatre typologies d’expériences pouvant offrir et permettre d ‘expérimenter ces espaces :

La relaxation, le détachement, la maîtrise et le contrôle.

La maîtrise, étant considérée comme l ‘ensemble des activités permettant à un individu d ‘apprendre de nouvelles choses ou d’offrir un défi (e.g, apprentissage d ‘une langue étrangère, effectuer une randonnée sur les glaciers).

Le contrôle, étant, la latitude décisionnelle qu’un individu possède quant à la façon de disposer de son temps en période de repos.

La relaxation

La relaxation se définit comme l’ensemble des activités favorisant la présence d’émotions positives, impliquant un faible niveau d’activation physique.  

Le Yoga et la médiation sont considérées comme des activités pouvant répondre à cette définition, dans le sens où elles sollicitent peu  de demandes physiques.

Selon Sonnentag et Fritz, ces disciplines permettraient de récupérer l ‘énergie investie au travail. (in Foucreault et Trépanier, 2015). Pour aller dans ce sens, Reed et Hu (2017), évoquent le concept de :

« l’expérience d’émotions positives », comme : « permettant aux individus d ‘éprouver un bien-être physique et psychologique plus élevé ».

Ces mêmes auteurs évoquent la théorie majeure des émotions positives :

la théorie de l’‘expansion et construction (Broaden and Build, B§B, de Frederickson, 1998, 2001, 2013).

« Cette théorie explique la façon selon laquelle les émotions positives favorisent un élargissement du répertoire pensée action (ouverture de l’attention par exemple), ce qui a pour effet de construire de nouvelles ressources sur les plans de la pensée, des décisions et de l ‘action ».

Relaxation et effets …

Les effets auraient de nets bénéfice pour la santé, une atténuation des symptômes dépressifs, de meilleures habiletés, une amélioration des systèmes immunitaires et cardiovasculaire.

Le fait de pratiquer régulièrement ces expériences d ‘émotions positives, intensifieraient, toujours selon cette théorie d ‘expansion, construction, l‘amélioration des ressources de l ‘individu aux plans : physique, psychologique, cognitif et social.

La relaxation, en tant que lieu permettant l ‘expérience d’émotions positives, permettrait selon cette théorie éprouvée par la recherche, le développement des aptitudes suivantes :

– l’ouverture attentionnelle, le développement de la flexibilité cognitive et la créativité .

In fine, la relaxation participerait à l ‘amélioration des ressources ainsi qu’à la capacité d’affronter plus efficacement des situations impliquant des émotions négatives (comme le stress engendré par une contexte particulier ).

En conclusion

Chacun a son niveau, peut pratiquer la relaxation comme il l’entend… Il n ‘y a pas de méthodes à proprement parler , mais plusieurs chemins à explorer et à expérimenter le plus régulièrement possible . Beaucoup de supports gratuits existent sur le net , l ‘important étant d’identifier votre état actuel, et d’identifier l ‘état vers lequel vous souhaitez aller . Cette feuille de route orientera vos recherches et vos expérimentations.

Je vous souhaite à tous une belle rencontre avec vous même

Les expériences de récupération….

Focus aujourd’hui sur le concept des expériences de récupération .

Pourquoi évoquer ce sujet ????

Le contexte anxiogène actuel, pose la question de l’équilibre entre les contraintes du monde extérieur et les ressources intérieures dont on dispose pour y faire face. En effet face a un comportement collectif de masse, impactant : le lien social entre les individus ainsi que  les organisations de travail ,  il est urgent de trouver stratégies et outils pour se recentrer, apaiser la course folle d ‘un mental apeuré par tout ce qu’il voit et entend .. Chose peu aisée actuellement , si l’on se laisse «  infuser » par le discours et l’ambiance relayant peur et informations anxiogènes….

Plus encore la bouffée d ‘oxygène, le lâcher prise que permettent les vacances , l été , est elle aussi contrariée par le contexte sanitaire et social aoûtien …En somme la période la plus propice à l ‘insouciance, le détachement, se retrouve sous le coup d’une chape de plomb autant présente dans l’ air  que difficilement identifiable .

La tendance sociétale préexistante au contexte actuel , était déjà caractérisée par la quête de l’apaisement semblant corroborer ce besoin de chercher et trouver des espaces pour faire le « vide » et se ressourcer. Ainsi yoga, sophrologie, programme de sport et méditation en entreprise, MBSR (MinduflnessBased Stress Reduction), autant de disciplines corroborant la quête pour beaucoup de (re) trouver des espaces de paix, de calme, d ‘équilibre intérieur…

Besoin de plus en plus unanime et généralisé, comme en témoigne certains faits actuels, annonciateurs ou précurseurs d ‘une forme de  déséquilibre …. Pour n’ en citer que quelques uns ….

=> le récent » droit à la déconnexion » rend compte d’un effritement progressif et à la fois marqué de la barrière entre la vie professionnelle et la vie privée .

« Les demandes du travail débordent de plus en plus dans la vie« hors travail », diminuant ainsi la possibilité de récupérer suffisamment .

(Berks et Bakker ) .

=> le confinement «ayant  obligé » une « forme de consignation à domicile » a également permis aux individus, d’évaluer la qualité et l’impact de leur sphère privée sur leur capacité à se ressourcer ou non ….

Si la sphère privée est le lieu de l’intime et du ressourcement, quel devient son rôle quand elle porte de moins en moins son nom ??? Si des temps communément dédiés au lâcher prise , à l ‘insouciance aux vacances sont également malmenés…Comment fait on ???

Quel mode d’emploi pour se réapproprier du temps et de l’ espace pour soi ? Autrement dit comment faire pour trouver, maintenir un équilibre intérieur , y a t’ il des ressources sur lesquelles on peut s ‘appuyer ???? Si oui lesquelles ????

Bonne nouvelle,très très bonne nouvelle,  rien n’est impossible, tout le monde peut apprendre, s’il en a envie, de nouveaux comportements et attitudes. Ce quelque soit, l endroit ou l ‘on se trouve, le métier que l’on exerce. La clef est et restera toujours nous, nous sommes le premier moteur de notre changement, de notre adaptation …. Dans certains cas » la première » peut être difficile à enclencher , mais a force d ‘intention, de volonté et de persévérance tout est possible … Ayez confiance en vous , vous êtes votre meilleur allié .

Il s’agira donc dans les prochains articles  :

=> d ‘aborder les expériences de récupération sous l ‘angle de l ‘intime connexion à soi ,au temps que l’on s’octroie et que l’on s’autorise , en bref au respect que l’on se donne …

=> de donner des pistes et outils concrets, pour que chacun à son niveau puisse expérimenter et tester ce qui lui conviendra le mieux .

Le préambule étant posé, voyons maintenant plus en détail le concept des expériences de récupération :

Comme son nom l‘indique les expériences de récupération indiquent toutes les expériences , pratiques , attitudes, postures permettant au corps et à l ‘esprit de récupérer …

La littérature scientifique s ‘attarde quant à elle sur les processus physiologiques en jeu lors de ces expériences de récupération :

« un processus physiologique par lequel les organismes biologiques , tentent de refaire le plein de ressources énergétiques »

Il est évident que sans une récupération suffisante et appropriée, le stress occasionné par des exigences professionnelles de plus en plus soutenues et /ou par un contexte exogène stressant et soutenu, favorise l ‘installation d ‘un état de  fatigue chronique/ stress, qui si il n ‘est pas « résolu » peut conduire à différentes formes d ‘épuisement ( émotionnel, professionnel) .

(Petite parenthèse , je ne rappellerai jamais assez que nous sommes tous différents , en effet certains individus trouveront toujours quelque soient les situations, des ressources ou stratégies d ‘adaptation les prémunissant de tout état de stress ou de fatigue . Malheureusement ce n’ est pas le cas de tout le monde , comme en témoigne les chiffres de l OMS  , attestant d ‘une recrudescence de troubles psychologiques, de détresse morale impactant tout type d’individus et de milieux) .

D ‘ou l ‘importance des expériences de récupération permettant à l ‘individu d ‘être armé et en capacité de faire le plein de ressources à la fois physiologiques, psychologiques ,énergétiques.

Il existe 4 typologies d ‘expérience de récupération :

=>La relaxation

=>Le détachement

=>La maîtrise

=>Le contrôle

Autant d ‘axes pour maintenir ou entretenir une réserve de ressources optimales , autant de stratégies à disposition pour l ‘individu .

Encore faut il déjà se rendre compte et savoir ou l ‘on en est de ses ressources, de son état de fatigue ou d ‘énergie. Ce qui n ‘est pas si évident qu’il n ‘y paraît….

Le prochain article abordera l ‘auto diagnostic de soi . Les articles suivants aborderont quant à eux chacune des expériences de récupération en les illustrant concrètement.

Le but était ici , avant d ‘aborder ces différentes expériences de récupération, de contextualiser mon propos ,et de démontrer l’importance physiologique et psychologiques de ces processus de récupération .

« Un espace en soi et pour soi…une protection contre l’intensification des rythmes de travail …une distanciation des discours ambiants …. une nourriture saine pour ancrer le corps et détacher l ‘esprit ».

Prenez soin de vous, tout est impermanent , tout change , rien n ‘est définitif .

Préventivement vôtre …

Du stress professionnel au burn out

Stress professionnel

Le stress, phénomène incontesté des sociétés avancées, fait « la une » des médias depuis une dizaine d’années. Ce concept connote les sphères professionnelles de termes tels : souffrance au travail, démotivation, perte de sens, épuisement professionnel, dépression nerveuse.

Comment et pourquoi ce mécanisme d ‘adaptation physiologique qu‘est le stress, corollaire de l’instinct de survie, provoque dans l ‘espace de travail autant de malaises et troubles ?

Selon l ‘Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail, ce concept survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et ses propres ressources pour y faire face.

L ‘approche transactionnelle de Lazarus et Folkman (1984) s ‘accorde sur cette notion de déséquilibre entre ressources et contraintes, nécessitant une réponse de l’individu pour y faire face.

La commission Européenne, dans un rapport de 2007 soulignait quant à elle l ‘augmentation inquiétante de la souffrance au travail allant dans le sens de l ‘OMS( organisation mondiale de la santé), qui prévoit qu’en 2020 la dépression deviendra la principale cause d ‘incapacité de travail alors qu’elle n ‘est que la quatrième aujourd’hui.
Les données officielles confortent cette tendance d’un « mal-être et mal de vivre » professionnel, occasionnant une recrudescence d’affections psychiques.
Ainsi, « plus de 10000 affections psychiques ont été reconnues en 2016 au titre des accidents du travail » selon le rapport Santé Travail Enjeux et Actions de l ‘Assurance Maladie (Janvier 2018).

Le travail jadis source d ‘accomplissement et de socialisation de l’individu, semblerait devenir un facteur déséquilibrant et consumant les ressources vives d’un individu.

« Si le travail permet de s’épanouir et de se valoriser individuellement et socialement, la médecine du travail constate de plus en plus de troubles physiques et psychiques. Il faut se plier à la dure réalité qu‘hommes et femmes sont en souffrance à la limite de la rupture dans l ‘entreprise  » (Chantal et Dufour, 1985).

 

Subtile alchimie de ressources et de contraintes , de caractéristiques propres à l’individu et d ‘environnement , les causes du stress professionnel ont autant de composantes que d ‘individus . Mais les conséquences , lorsque cet état de stress professionnel perdure dans le temps et dans son intensité, sont toujours quant à elles synonyme d’épuisement, de sensation d’être vidée   .

Ainsi le terme Burn out, prend ici tout son sens, en ce qu’il fait référence à la notion de :
rupture et consumation des ressources vives d’un individu .
Ce concept de Burn-out encore appelé « syndrome d ‘épuisement professionnel », est un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique, dans lesquelles la dimension de l ‘engagement est prédominante.

Selon l ‘INRS, il se caractérise par trois dimensions :
L ‘épuisement émotionnel, la dépersonnalisation ou le cynisme, le sentiment de non-accomplissement personnel au travail.

Même si toutes le situations de stress ne mènent pas à l ‘épuisement professionnel, force est de constater la prise de conscience des pouvoirs publics . En ce sens le plan Santé au travail 2016 – 2020, renouvelle profondément l ‘approche de la santé au travail et s’articule autour de deux axes forts : la priorité donnée à la prévention primaire et l ‘intensification de la culture de prévention.

Mais dans les faits quelles formes peuvent prendre prévention primaire et culture de prévention?

L ‘un des leviers préventifs à cette situation de stress, serait de trouver des solutions ou des pratiques pour  maintenir l ‘équilibre entre les ressources (internes ) et les contraintes (de l ‘environnement) . Même s’il n ‘est pas toujours aisé d’agir sur les contraintes de l’environnement, il est par contre plus simple d’intervenir sur soi,  sur ses ressources internes .

En témoigne la tendance sociétale actuelle, caractérisée par l ‘essor du retour à soi, la quête de l’apaisement, et le retour au calme.

Ainsi Yoga, sophrologie, programme de sport et méditation en entreprise, MBSR (MinduflnessBased Stress Reduction), autant de synergies semblant démontrer le besoin vital de trouver ou retrouver son équilibre intérieur.

Ainsi même si le phénomène de mal être psychologique au sein des organisations de travail semble s’intensifier , il est très encourageant de constater l’orientation prise par  beaucoup d’individus, vers des espaces ou des pratiques leur permettant de se ressourcer ou de récupérer…

Dans le prochain article: « Les Expériences de récupération « , nous verrons en détail les effets des « expériences de récupération  » sur la prévention de l ‘épuisement professionnel.

Gérer l ‘Après Covid 19

 

L ‘épidémie du COVID 19 , a semé dans son sillage les graines d’une anxiété collective … Nourrie par un terreau fertile  de peurs, relayée par une diffusion médiatique alarmiste  non stop , la récolte génère de nombreux effets délétères  dans les milieux professionnels .. En témoigne l ‘apparition de certains comportements pour le moins peu rationnels : augmentation significative de nombreux courriers de délation,  diffusion d’informations aux sources douteuses parmi les salariés , peur d ‘effectuer certaines tâches , peur de l’ autre , suspicion etc…

Loin de juger de ces comportements , il est important d’en comprendre  leur genèse … pour être à même de mettre en place des actions  simples pour y remédier .

Gustave Le Bon dans son ouvrage  » Psychologie des foules  » explique l ‘engrenage de cette anxiété collective, ou:

« La perception d’un danger ( en l ‘occurrence la peur de la contamination ) entraîne la perte de l’individualité dans le groupe , la modification de sa propre capacité de discernement au profit d ‘un comportement stéréotypé de masse ».

Ces comportements de masse peuvent être selon la tendance générale du discours, prosociaux comme l’inverse…

Le contexte actuel du déconfinement pose les bases d’un discours et d’une ambiance peu rassurante  . La reprise de l ‘activité post déconfinement  demande donc  la mise en place de mesures préventives par les employeurs pour maintenir une ambiance et un dialogue social rassurant .

Quelques pistes listées ci dessous pour guider tout employeur dans cette démarche.

1/ Il est important dans ce contexte de  communiquer le plus clairement possible

– sur les mesures préventives mises en place au sein de l’ entreprise => équipements de protection / gestes barrières/ reconfiguration éventuelle de certaines unités de travail/ procédures particulières liées au secteur d ‘activité .  Le support de communication ainsi que les informations déclarées , doivent être bien préparées , simples et cohérentes. En effet au vu du contexte anxiogène ambiant , toute forme de contradictions entre les actes et les propos pourrait décrédibiliser l ’employeur .

2/ Il est important également d’associer à la réflexion d’une organisation en temps de crise , l ‘ensemble des salariés . Attention car l ‘animation d’une réunion participative ne s’improvise pas non plus. Le confinement et les bouleversements organisationnels au sein de l ‘entreprise peuvent être le point de départ ,d’une démarche de reflexion collective .

3/Enfin , proposer des espaces  ou l’on peut déposer la parole,le vécu de cette période de confinement . Plus particulièrement pour les secteurs d ‘activité ayant été le plus « exposés » en maintenant la continuité de l’ activité.

On l’aura compris , le maître mot en ces périodes troublées est la communication . La maitrise de sa forme comme de son fond , des alliés pour apaiser le climat anxiogène.