Prévention des Risques / Qualité de vie au Travail

  Prévention des risques  au travail…

Il s ‘agit avant tout d’ une question d ‘ équilibre, d’adaptation constante entre les facteurs de risques et les facteurs de protection . C ‘est également l ‘histoire d’une responsabilité partagée et portée par tous .

Pourquoi ?

En dehors de l ‘obligation légale relevant de la responsabilité de l’ employeur d’évaluer et de prévenir les risques ( article L4121-1/ article L4121-2, du code du travail ), il est important de rappeler qu’incombe également à « chaque travailleur de prendre soin en fonction de sa formation et de ses possibilités , de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celle des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions de travail (article L4122-1, du code du travail ).

L ‘un des outils, à disposition des employeurs , pour remplir cette obligation d’évaluation des risques professionnels, est la création du  Document Unique d ‘Evaluation des risques professionnels (DUER). Ce document permet d’évaluer les risques professionnels et psycho sociaux auxquels sont confrontés les salariè(e)s . Point de départ de toute démarche préventive, cet outil s ‘avère être un outil de dialogue social et de  pilotage permettant d ‘éviter ou minimiser des risques potentiels.  Ce tout en adaptant ou réadaptant l’organisation du travail, en conformité avec la culture de l’entreprise  .

La mise à jour régulière du DUER  permet  de mesurer les impacts des modifications apportées, sur la productivité de l ‘entreprise et la qualité du dialogue social . Véritable baromètre de ce qui se passe dans l’ entreprise et de ce que l’on ne perçoit pas à priori, le Document Unique bien exploité est un outil de pilotage incontournable.

Tout le monde a donc un rôle à jouer , chacun à son échelle et à son degré. C ‘est sur ce constat d ‘une responsabilité partagée pour tous, que toute démarche préventive est envisagée  .

 
 

 

Qualité de vie au Travail

Le concept de qualité de vie au travail , loin d’être un effet de mode , s’accorde entre  principe de réalité  et de perception.

L ‘Accord National Interprofessionnel du 19 Juin 2013, définit la qualité de vie au travail comme:

« Visant  d’abord le travail, les conditions de travail et la possibilité qu’elles ouvrent ou non de « faire du bon travail » dans une bonne ambiance, dans le cadre de son organisation.

Elle est également associée aux attentes fortes d’être pleinement reconnu dans l’entreprise et de mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle« .

Cet accord prend tout son sens dans un contexte mondial, où les mutations organisationnelles du monde professionnel, impactent les cadences , les rythmes de travail et la « façon » de produire. Injonctions paradoxales, insécurité de l ‘emploi, faire plus en moins de temps , faire mieux plus rapidement , on assiste depuis une dizaine d ‘années à l ‘apparition d’atteintes au niveau de la santé tant:

– en direction des salariés ( épuisement professionnel, perte de sens , sentiment d’incapacité , troubles musculo squelettiques )

– qu’en direction de l’entreprise ( turn over, absentéisme, pénibilité de recrutement ,attractivité des métiers, performance amenuisée, manager en difficulté ).

La qualité de vie au travail en allant interroger les pratiques professionnelles de tous , permet en écoutant et observant chacun , de mettre en lumière le réel ainsi que les points d’amélioration ou les axes vers lesquels il faut tendre .